Négocier les prix de l’immobilier : une pratique qui se perd ?

deux mains serrées après une négociation

Les Français ne sont pas réputés pour être de bons négociateurs. Notre culture ne nous apprend pas à le faire. D’ailleurs, quand nous allons en vacances, nous nous sentons vite pris au dépourvu quand nous sommes dans un pays où le négoce est une habitude. On préfère plutôt négocier les « gros » achats. Pourtant, cela ne semble pas non plus le cas.

Une marge de négociation très faible

Depuis plusieurs années, le réseau Orpi, en partenariat avec Le Figaro, tient à jour un baromètre qui calcule la marge moyenne de négociation. Pour la première fois de son histoire, il est descendu en dessous de la barre des 4,5%, à 4.4%.

Des disparités existent selon les villes. Ainsi, à Nice, les discussions sur le tarif interviennent sur 4,8% des transactions, tandis qu’à Lyon, elles ne sont que de 1,9% À Paris, la négociation a lieu dans 2,9% des cas.

Pourquoi ne négocie-t-on pas ?

Plusieurs facteurs expliquent ce manque de négociations. Tout d’abord, comme évoqué en préambule, la négociation n’est pas une habitude pour les Français. Pourtant, l’immobilier, comme de nombreux domaines, est propice à ce type d’échanges.

Ensuite, le marché de l’immobilier est très fluide en ce moment. Il y a beaucoup de transactions et les secteurs les plus prisés voient rapidement partir les biens. On peut logiquement comprendre qu’une personne qui trouve l’appartement de ses rêves en plein Paris n’ose pas risquer de voir le bien lui passer sous le nez en négociant 2% du tarif affiché.

Enfin, les taux de crédit immobilier sont à la hausse et comme nous l’écrivions hier, l’année 2017 va confirmer cette tendance. Les acheteurs sont donc pressés et veulent rapidement passer à l’achat. Il vaut mieux ne pas négocier, plutôt que de le faire et de payer un crédit plus cher sur 25 ans…

Doit-on encore négocier les prix de l’immobilier ?

La négociation des prix immobiliers n’est pas une chose dépassée. Il faut simplement analyser la situation pour savoir si une négociation est possible et justifiable. Posez-vous les bonnes questions :

  • Le bien et le secteur sont-ils très demandés ?/li>
  • Le prix affiché correspond-t-il au marché ou est-il trop élevé ?
  • D’autres acheteurs potentiels sont-ils sur le bien ?
  • Le vendeur a-t-il besoin d’argent pour conclure un autre projet ?
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Avec de telles questions, vous saurez rapidement si une négociation est dans votre intérêt.

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